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Total Gabon sommée d’annuler sa procédure de licenciement contre 6 de ses agents

  12 août 2018 à 14h06min 0 Commentaire(s)


Le Tribunal de première instance de Port-Gentil vient de sommer la société française Total Gabon, d’arrêter la procédure de licenciement initiée à l’encontre de six de ses agents, qui ont participé au mouvement de grève déclenché par l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep).
 
« Statuant publiquement, par ordonnance contradictoire du juge des référés (…), disons que l’émission de lettre de convocation à un entretien préalable en vue d’un licenciement pour avoir pris part à une grève non déclarée illicite, né de la violation des dispositions des articles 342, 343, 344 et 345 du Code du travail. Engageons dès lors la Société Total Gabon SA d’avoir à cesser toutes procédures de cette nature, pour ce motif, à l’encontre des six salariés dont il s’agit », déclare la décision de justice du Tribunal de Port-Gentil en faveur des six employés menacés de licenciement et soutenus par l’Onep.

Une décision du Tribunal, qui réjouit le secrétaire général de l’Onep, Sylvain Mayabi Mbinet, qui estime que ce rendu de justice est un rappel à l’ordre des entreprises installées au Gabon, quant au respect de la législation gabonaise en matière de droit du travail en général, et du droit à la grève en particulier. 

« Total ne peut pas continuer de violer allègrement les lois qui garantissent la grève et protègent les grévistes au Gabon. Que Total respecte les lois du travail du Gabon », a-t-il martelé.
Selon certaines indiscrétions, la société française Total Gabon, pourrait faire appel de cette décision, au regard de la production de baril qu’elle a perdu pendant le temps querellé de grève.

Pour rappel, Total Gabon, dans sa lettre, datée du 25 Juillet 2018, référence DRH n°2018-087/GEN/gok, avait reproché à six de ses employés d’avoir pris une part active au mouvement de grève déclenché, le 9 Juillet dernier par l’Onep, et qui aurait contribué à une perte de production de 3.300 barils.

À cet effet, elle avait enclenché une procédure de licenciement à l’encontre desdits employés, prétextant que leur participation à la grève était une faute lourde punie par la législation gabonaise, notamment les articles 342, 343 et 344 du code du travail.