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Trois trafiquants d’ivoire interpelés à Mitzic.


  8 novembre 2016 à 22h50min 0 Commentaire(s)



La lutte contre le trafic d’ivoire se poursuit au Gabon alors que la COP 22 tient ses travaux au Maroc. La collaboration entre les Eaux et Forêts, la Gendarmerie Nationale et l’ONG Conservation Justice a permis ce lundi 7 novembre de mettre la main sur trois trafiquants de nationalité nigérienne.
 
C’est à la suite d’une information relative à l’existence d’un réseau de trafiquant dans la commune de Mitzic que les agents de la brigade de gendarmerie, du cantonnement des Eaux et Forêts accompagné de l’ONG Conservation Justice ont entrepris de se rendre à l’entrée de la ville afin de procéder à la vérification de ladite information.



Sur les lieux, l’équipe conjointe constate effectivement des mouvements suspects d’un homme portant un sac à dos anormalement lourd. L’homme entre et sort du bâtiment comme en attente d’une personne ou de quelque chose. Intrigués par ce comportement, les gendarmes vont se rapprocher de l’homme. Sur une série de questions, il fait preuve d’une incohérence notoire.

Il lui est alors demandé d’ouvrir son sac. La fouille qui a lieu à ce moment permet de découvrir deux pointes d’ivoire sectionnées en six morceaux dont le poids, évalué plus tard, est de 4,9kg. L’homme finit enfin par avouer que sa présence sur les lieux est consécutive à un rendez-vous pris avec un acheteur du précieux produit.


 Adamou Amadi, puisque c’est le nom du trafiquant présumé, est alors interpellé puis conduit dans les locaux de la Brigade de Mitzic centre. Après plusieurs minutes d’interrogatoire, l’homme finit par dénoncer ses complices : Abdoulaye Djibril et Ousseni Djala.

Les agents de la Gendarmerie ont rapidement mis la main sur les deux complices de sieur Amadi Adamou.

Les mis en cause doivent être présentés devant le Procureur de la République pour répondre des faits de détention et de commercialisation des trophées d’une espèce intégralement protégée.

Infractions prévues et punie par les articles 92, 274 et 275 du code forestier. Ils risquent 6 mois de prison, ce qui demeure peu dissuasif en attendant une harmonisation de la législation avec les pays voisins qui prévoient 3 ans d’emprisonnement au Cameroun, 5 ans au Congo et dix ans au Bénin par exemple.