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Vers l’amélioration des relations de partenariat UE et les pays ACP

  22 avril 2019 à 22h42min 0 Commentaire(s)


L’Université africaine des sciences (UAS) a organisé le vendredi 19 avril à Libreville, une table ronde axée sur l’évolution et l’avenir des relations entre l’Union européenne (UE) et les pays membres de l’Afrique caraïbe et pacifique (ACP). Au cours de cette rencontre animée par Madame Annie Gruber, professeur agrégée en Droit public de l’université Paris Descartes, il ressort que les différents accords du partenariat EU-ACP qui a connu des insuffisances, sont en voie d’amélioration.

Les accords de Yaoundé au Cameroun, de Lomé au Togo, et de Cotonou au Benin sont ceux qui ont régi jusqu’à ce jour le partenariat actuel entre l’Union Européenne et les pays de l’Afrique caraïbes et pacifique. Le dernier accord notamment celui de Cotonou en cours, prend fin le 20 février 2020.

C’est fort de cette logique que Madame Annie Gruber, professeur agrégée en Droit public de l’université Paris Descartes, a animé cette table ronde intitulée « les relations entre l’Union européenne et les pays ACP : quel évolution et quel avenir ? ». Il s’agit pour l’oratrice, assisté d’un enseignant gabonais, le Dr Tobi Mvé Mbéga, d’aborder les perspectives de ce partenariat, avant de revenir sur son évolution et son bilan.
En termes de perspectives, le professeur agrégé en Droit public de l’université Paris Descartes, a indiqué que le partenariat UE-ACP va se poursuivre et que des négociations sont actuellement en cours pour voir dans quelle mesure ce partenariat être amélioré.

« On a pu parler de l’évolution depuis les premiers accords de Yaoundé qui étaient des accords d’assistance, les accords de Lomé qui étaient ceux d’associations et les derniers accords de Cotonou qui étaient et qui seront pour l’avenir également, les accords de partenariat, probablement un partenariat renforcé, revu corrigé et amélioré, y compris sur le plans institutionnel, pour les rendre un peu plus léger, pour que les prises de décisions soient plus rapide. Cela fait partie des directives qui ont été données pour les futures négociations de la part du Conseil de l’Union européenne. Ce sont des directives qui datent de 2018 et sont très rapprochées », a-t-elle dit.
Madame Annie Gruber a indiqué qu’en plus des conditionnalités pour recevoir l’aide, l’obligation du résultat sera un des points qui pourra connaître une amélioration par un durcissement, en vue de permettre à ce que l’argent qui est octroyé aux états ACP serve réellement au développement.

« Des critères d’évaluation seront certainement repris et renforcés. Il s’agira d’abord de regarder des besoins et de voir ce qui est fait au fur et à mesure. Il s’agira de voir comment on peut faire des allocations qui soient en fonction non seulement des besoins, mais aussi des résultats obtenus au fur et à mesure », a-t-elle déclaré.
« Les conditions seront durcies pas par rapport à ce qui est fait déjà. Il y a déjà des conditionnalités qui existent réellement. Mais il y aura toujours une confrontation aux résultats. Il ne s’agira pas de donner de l’argent pour le gaspiller et le distribuer n’import comment. Il sera question de l’argent qui doit servir au développement précisément du pays qui reçoit. Il y a d’un côté celui qui donne, et l’autre côté celui qui reçoit. Ce qui est important est que celui qui donne sache également que celui qui reçoit l’utilise sérieusement et qu’il est aussi engagé. C’est cela le partenariat, un engagement réciproque », a-t-elle affirmé. 

Revenant sur l’historique et le bilan du partenariat, elle a relevé les insuffisances à l’origine des améliorations en cours. Il s’agit notamment de la concurrence entre certains états, la mauvaise gestion des aides allouées, le non respect des principes de démocratie et des droits de l’Homme.

« L’Afrique n’a pas tiré profit parce que pour les accords de Lomé, il y a eu des concurrences des pays qui étaient un peu plus dynamiques qui avaient le parti d’un commerce qui soit adapté et qui soit au règles. Pour le reste, il y a eu des avancées importantes avec des aides qui ont quand même été utiles. Il faut encore avancer et éradiquer pas seulement la pauvreté mais tous les défauts qui ont été rencontrés et qu’il va falloir éliminer les uns après les autres », a-t-elle conclu.