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l’Entretien d’Hervé Patrick Opiangah, président de L’UDIS

  30 décembre 2016 à 07h53min 0 Commentaire(s)


Sans langue de bois, le président de l’UDIS se livre. Il parle notamment de son soutien à Ali Bongo, donne son point de vue sur les détournements, la gouvernance, le dialogue politique, l’opposition. Connu pour son franc-parler, cet homme politique proche du chef de l’Etat pointe du doigt certains hauts fonctionnaires impliqués dans des malversations, et insiste sur le fait que ces derniers doivent rendre des comptes.

L’union. Lors du discours inaugural de son dialogue national, l’opposant Jean Ping a déclaré : « Nous sommes parvenus au terme de notre démarche de légitimité républicaine. Désormais, tout peut être envisagé. » Comment réagissez-vous à de tels propos ?

Hervé Patrick Opiangah : De lui, je dirais simplement que cela ne m’étonne pas du tout. Car, au mois d’août dernier, j’avais déjà relevé le fait qu’il y avait, dans ses discours, des lapsus révélateurs par rapport à son idée d’exterminer certains compatriotes. Pour moi, il ne s’agit là que d’une suite logique de la politique de la terre brûlée prônée, depuis toujours, par Monsieur Ping. Pour moi, c’est un non évènement.

Mais, ce sont des propos tout de même graves…
…Ce sont des propos pouvant donner lieu à diverses interprétations. M. Ping est un citoyen gabonais, il vous revient à vous journalistes de lui poser la question, de manière à ce qu’il éclaire la lanterne de tout un chacun sur le sens réel de cette déclaration.

Depuis la fin de la dernière élection présidentielle, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) est absente de la scène politique nationale. Qu’est-ce qui explique cette absence ? A quand la rentrée politique de votre parti ?

- J’ai appris une chose. La politique est une course de fond et non de vitesse. Nous sortons d’une échéance électorale majeure il y a à peine quatre mois. Et je pense que pour une structure qui se veut responsable et sérieuse, il était important de s’atteler à dresser d’abord le bilan de l’avant campagne, de la campagne et de l’après-campagne, de façon à analyser de manière objective ce qui a marché et ce qui ne l’a pas été. D’autant plus que nous avons engagé d’importants moyens financiers, matériels et humains. Il importait donc d’établir les responsabilités des uns et des autres.

La permanence de notre parti est ouverte depuis plusieurs mois à cet effet. Dans le même temps, nous avons en ligne de mire d’importantes échéances politiques, notamment le dialogue prôné par le Chef de l’Etat. Dont les consultations officielles sont menées depuis plusieurs semaines par le Chef du gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet. Dans ce cadre, le Premier ministre nous recevra ce mercredi (hier) pour discuter des modalités et autres aspects relatifs à cette grande concertation nationale.

C’est vous dire que l’UDIS n’a nullement besoin de communiquer à tout va. Nous menons un travail de fond. Le plus important étant d’être présent au moment indiqué.